A Madrid,

 del museu a la mesa i de la mesa al museu

. . . ens ho explica la Jocelyne que s’hi va trobar

Voyage à Madrid février 2011

mercredi 3 février. Départ –des de BCN– à la gare à 11h. Avec l’AVE, une envie de train enfin réalisée. Le voyage est tranquille, dans un wagon presque vide, je reste l’œil collé sur l’écran qui signale la vitesse, et lorsqu’elle marque 299km/heure nous constatons que le train littéralement « vole » sur les rails, nous avons l’impression de ne pas bouger ! Cette façon de voyager, lorsqu’il s’agit de distances raisonnables, est, à mon avis, bien plus confortable que l’avion : il suffit d’arriver à la gare cinq minutes avant le départ du train –contre les deux heures pour l’aéroport, on ne risque pas de perdre en cours de transfert les bagages –ni passer une heure dans l’attente de les voir, ou non, sur le tapis roulant, et généralement les gares sont bien situées dans les villes –et non à 15 km comme les aéroports. Nous logerons dans l’appartement, actuellement vide que des collègues . . . ont mis à notre disposition . . . Très peu éloigné du centre, bien communiqué avec le métro ou le bus, c’est un appartement très confortable et bien équipé, clair et silencieux. Une fois installés, nous prenons le métro vers le centre, il fait très beau. La visite commence.

 

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Madrid est une ville qui a, comme toutes les grandes capitales, plusieurs visages. Une grande ville avec un passé glorieux, et qui a su garder, dans le centre ville, son harmonie tranquille, ses belles et larges avenues et ses bâtiments somptueux, ses anciennes maisons, son cachet équilibré. C’est d’ailleurs le Madrid que nous aimons et nous resterons pendant nos jours de visite dans le périmètre de la ville ancienne, sans nous approcher des nouveaux quartiers.

C’est l’heure du déjeuner (15h30) et près de la Plaza Mayor, nous nous installons là-même dans un très ancien restaurant, Las Cuevas de Luis Candelas. Un repas très réconfortant et trop abondant (mais nous ne savions pas que les rations étaient telles), un cocido madrileño ou autrement dit un bouillon gigantesque qui nous donnent les forces nécessaires pour continuer, à pied, vers la Fundación Caja de Madrid où sont les tableaux qui complètent ceux exposés au Museo Thyssen « Les Jardins Impressionnistes ». Nous commençons donc le bain artistique que nous continuerons sans défaillance au cours des jours suivants, le but du voyage étant, justement, cette exposition exceptionnelle. Photos interdites, mais nous gardons dans nos rétines ces œuvres magnifiques. Une petite promenade vers le Palais Royal, le temps continue très agréable, et là oui le festival photos commence . De retour vers notre logis, nous en profitons pour acheter quelques victuailles et nous dinons légèrement avant d’aller prendre un repos bien mérité.

jeudi 3 février. Quel silence autour de nous, nous nous réveillons doucement mais hop, il faut commencer la route et nous voilà partis vers le Musée du Prado, en métro. Nous nous promenons le long du Parc du Retiro avant d’y arriver, nous avons les billets dans la poche, achetés on-line depuis Barcelona, mieux vaut éviter les longues queues devant les guichets, n’est-ce pas ? Malgré l’interdiction que je fais semblant de ne pas savoir, et sans flash, je prends en photo le tableau de Dürer « Adam et Ève » qui vient d’être restauré, après je range l’appareil, bien sagement. Nous visitons la collection générale du Musée en long et en large puis, à l’heure prévue de notre réserve, nous allons vers une exposition temporaire très intéressante, les Renoir de la collection Clark Art Institute (Massachusetts), une collection extraordinaire de trente tableaux, une occasion unique de contempler des œuvres de ce peintre, car c’est bien loin Massachusetts  Nous déjeunons dans le restaurant du Musée (j’aime beaucoup ce système, impensable il y a quelques années), un endroit très tranquille et un très bon repas. Cela nous permet de faire une petite pause avant de continuer la visite dans les salles, il y a tant et trop à voir, c’est la troisième fois que nous sommes là et j’ai toujours l’impression de tout découvrir ! Vélazquez et ses Méninas… Bosco et son Jardin des Délices… Brueghel et son Triomphe de la mort… Dürer et son autoportrait… Raphaël et ses Vierges…Tintoret, Véronèse Le Gréco, Murilllo, Rembrant, Goya… Bon, faut arrêter, Stendhal nous attend au détour d’une salle ! 

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 En route vers la Plaza del Sol, ne pas oublier de placer le pied sur la plaque du kilomètre zéro, là où part le kilométrage de toutes les routes d’ Espagne. Nous suivons notre chemin vers la Plaza Mayor, et nous prenons, bien installés sur une terrasse de cette place, un capuccino au soleil de l’après midi. Il y a tout autour de cette immense place des arcades sous lesquelles se succèdent anciens restaurants, anciennes tavernes et anciens magasins, le tout bien conservé ou bien réformé. Retour à l’appartement en métro, repos, diner et hop, au lit car demain… ça recommence, et dur !

vendredi 4 février. À nouveau un réveil tranquille, petit déjeuner et, avec un temps toujours magnifique, nous prenons le bus pour aller visiter le Musée Thyssen, une des meilleures collections de peintures du monde. Et ce n’est pas moi qui le dis! Là nous attend le but de notre voyage, une exposition temporelle sur « Les Jardins Impressionnistes », à part la visite du Musée en lui-même, bien sûr ! Pas de photos permises, et je respecte l’interdiction. Je prends note cependant des tableaux par écrit, je sais que je ne vais pas pouvoir tout enregistrer dans ma petite mémoire. Sans aucun doute, il y a une limite dans notre capacité d’assimilation. Nous finissons presque au galop la visite de ce beau musée, incapables de tout voir en détail. Il va falloir nous remettre des émotions spirituelles et garnir nos estomacs affamés. Nous partons a pied vers le centre, bien disposés à profiter de l’immense offre gastronomique de la ville. Les tavernes ne manquent pas, les fameuses anciennes tavernes traditionnelles de Madrid heureusement bien conservées et appréciées. Nous décidons de visiter le restaurant « Labra », plus que centenaire. C’est là-même qu’en 1935, les partisans de la gauche, amants de la bonne chère, ont fondé le Partit Socialiste Espagnol. Nous déjeunons dans la petite salle coquette du restaurant, alors que dehors ou autour de la barre, les assidus, debout, dégustent les tapas. Notre menu ? Classique, bien entendu, des croquettes de morue en entrée, puis de la morue aux champignons et câpres, une soupe à l’ail et des tripes. Pas de desserts, nous avons atteint la limite  Mais il faut continuer, nous allons donc vers l’ermite de San Antonio de la Florida, loin des routes touristiques, et là nous attendent, restaurées depuis peu, les fresques de Goya, qui est enterré là- même. Un moment très doux, très calme. Nos jambes nous portent à grande peine, nous prenons des bus pour revenir chez nous et après quelques achats élémentaires nous préparons un petit diner et tombons dans un sommeil réparateur ô combien nécessaire.

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samedi 5 février allez, on remet ça, en route vers le Musée Reina Sofia. Ce musée est installé dans un ancien couvent, c’est un édifice sobre et grandiose qui a supporté le cours du temps avec beaucoup de noblesse. L’entrée est spectaculaire : deux ascenseurs extérieurs permettent d atteindre les étages avec une vue panoramique qui coupe le souffle. Les photos d’ailleurs sont assez explicatives. Dans les salles, des tableaux de Picasso, dont le fameux Guernica, de Dali, Miró, etc. les photos sont permises (sans flash) et nous en profitons donc. Puis nous reprenons le métro vers le centre car nous devons nous retrouver avec mon amie Conchita qui avait étudié avec moi a Toulouse, elle vit à Madrid depuis plus de quarante ans et nous avions perdu tout contact mais elle a retrouvé ma trace il y a quelques années par un heureux concours de circonstances . . . et aussitôt elle m’a appelée et nous avons repris le contact. Nous allons déjeuner avec elle dans un très ancien restaurant, Casa Ciriaco puis nous allons prendre ensemble un café a la Plaza Mayor, toujours avec le beau temps magnifique qui nous accompagne depuis notre arrivée. Après avoir passé donc l’après-midi ensemble, Conchita nous laisse. Sur le chemin du retour, nous achetons des « churros » et du chocolat chaud pour le gouter, une petite gourmandise. La journée se finit dans l’appartement avec un petit repas frugal, et un repos bien mérité.

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dimanche 6 février Le jour se lève magnifique mais nous ne nous en rendrons compte que tard, très tard…  Il nous fallait bien récupérer les forces ! Nous prenons le bus pour aller visiter le Musée des Beaux Arts. Mais c’est dimanche et seule une grande salle est ouverte, ce n’est pas bien grave, nous avons atteint notre taux disponible ! A pied, nous allons vers la Puerta del Sol, très animée et puis vers El Rastro, l’immense Marché aux Puces de Madrid. Le temps est passé où on pouvait y découvrir des petits trésors mais l’ambiance reste dynamique, bariolée et enivrante. Dans ce quartier nous déjeunons dans un très ancien restaurant « Viuda de Vacas », le charme de ces anciens restaurants est unique. Un menu bien appétissant : croquettes de calamars dans leur encre, queue de taureau mijotée… …/… ________________________________________ …/…Un bus nous portera ensuite vers le grand Parc du Retiro, un oasis de paix au milieu de la ville, un endroit magnifique et reposant. Relax total, difficile d’en repartir. Nous rentrons vers l’appartement, diner et dodo. lundi 7 février Nous laissons, une fois les bagages préparés, l’agréable appartement où nous avons séjourné et en taxi nous allons vers la consigne de la gare pour y laisser notre valise jusqu’à l’heure du départ du train. Cette gare, relativement centrique, très ancienne, est spéciale. Elle sert uniquement pour les départs et les arrivées du train AVE, vous dites TGV, et le jardin intérieur, installé sur les anciennes voies, est un petit oasis pour les voyageurs. Nous nous promenons, à pied, doucement, dans un des vieux quartiers de Madrid, rebaptisé « el barrio de las letras » soit « le quartier des lettres ». Un quartier qui a repris ses galons de noblesse grâce à une très soigneuse opération de renouveau, par moment on croirait revenir des siècles en arrière, lorsque vivaient là les littéraires, poètes, philosophes d’une époque révolue. Puis, comment ne pas céder à la tentation des « tapas » de Madrid, cette institution plusieurs fois centenaire, qui a ses adeptes et, je crois, aucun détracteur. Petit apéritif donc en attendant de nous installer ailleurs pour le déjeuner. Bon, un dernier restaurant, sous les arcades de la Plaza Mayor, « Galayos », une bonne soupe et merlan en sauce verte, de quoi supporter le voyage jusqu’à Barcelona  Nous prenons le train à 17h et exactement à 19h 30, sans un seul arrêt, nous étions arrivés. Je n’ai pas pu m’empêcher de prendre quelques photos de paysage dans la lumière de fin d’après-midi, le plateau central de Castille qui s’offrait à nos yeux était trop impressionnant. Et voilà.

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